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Rapport à la responsabilité

rapport-responsabilité

A quel point est-ce que je me sens responsable de ce qui m’arrive au quotidien ?

Et par extension, à quel point est-ce que je suis responsable de mon quotidien ?

La manière dont je me positionne va influencer mon état d’esprit, aussi bien que mon état d’esprit va influencer ma posture face à une situation. La posture (notre position par rapport à une idée, une situation, etc…) et l’état d’esprit sont pour moi 2 vases communiquant. Ils ont un effet l’un sur l’autre et agissent sur un troisième domaine : nos perceptions.

Qui déteint sur les autres en premier : Notre état d’esprit ? Notre posture ? Nos perceptions ?

Qui est arrivé en premier : l’oeuf ou la poule ?

Au final peu importe. On est capable d’influencer notre état d’esprit, notre posture ou nos perceptions directement (en étant focus dessus) ou indirectement (en passant par un des deux autres), et c’est le principal.

Accepter cette équation me permet de prendre ma responsabilité par rapport à ce qui m’arrive car je me donne la capacité d’agir dessus au quotidien. C’est pour moi le meilleur moyen de me mettre au centre de ma vie : prendre la responsabilité de ce qui la compose.

Avant d’aller plus loin, je tenais à définir “responsabilité”.

  • Obligation ou nécessité morale de répondre, de se porter garant de ses actions.
  • Fait pour quelqu’un ou quelque chose d’être la cause, l’origine de.

Je trouve que ce questionnement autour de notre responsabilité est intéressant et important à avoir lorsqu’on veut clarifier notre posture et savoir si on est pleinement acteur / actrice de nos vies. D’une manière générale, en me questionnant, je peux voir où est-ce que je me situe. Je peux voir si j’ai tendance à être proactif, à prendre mes décisions en fonction de mes objectifs, en me plaçant au centre de mes actions, et à me remettre en question quand je rate quelque chose. Ou si j’ai plutôt tendance à être focus sur les autres, à subir les dommages collatéraux de mes propres choix, et à tenir responsable de mes échecs mon environnement ou je ne sais quoi d’autre.

En reliant ses questions aux différents environnements qui construisent mon quotidien, je peux observer ma manière d’être en fonction de chacun. Cela me permet de mieux me connaitre, d’appendre sur les comportements que j’adopte selon les situations auxquelles je suis confronté.

Exemple : Petite dédicace à mon grand père. Son rapport à la responsabilité était cocasse et relativement bien construit (pour lui) : en tant que fier agriculteur il pouvait se vanter de la réussite d’une culture, mais accuser le chat de lui avoir voler son dentier.

En l’occurence, il prenait le mérite d’une année faste (à laquelle il avait surement contribué) mais ne prenait pas la responsabilité de la perte de son dentier, préférant accuser le chat de lui avoir subtiliser.

Quand je parle de responsabilité, une part de moi a tendance à y teinter des nuances négatives :

« C’est ma faute » ; « C’est à cause de moi » ; « J’assume mes responsabilités »

L’objectif n’est pas de se juger, ni se blâmer, mais de se situer :

Est-ce que je subis mes choix ? Les choix des autres ?

Est-ce que je suis pleinement acteur et engagé dans mes décisions ?

Est-ce que je prends ma part de responsabilité dans ce qui constitue mon quotidien ?

Prendre la responsabilité de ses actes relève d’un choix, et demande de se placer dans une posture objective dénuée de jugements : quand je prends ma responsabilité, je me “porte garant de mes actions”, j’en suis “la cause”, “l’origine”.

L’acceptation de soi est au centre de la démarche, sans analyser ni porter d’avis sur la situation. Prendre ma responsabilité est relié à ma capacité à être honnête envers moi-même. Pour être capable de me situer sans me juger, j’ai besoin de me regarder avec une certaine sagesse. Je dois savoir voir les choses telles qu’elles sont, sans les exagérer ni les minimiser. Aussi important que de prendre ce qui m’appartient, il est primordial que je ne culpabilise pour tout le malheur du monde, au contraire ! De mon point de vue, est éminemment responsable celui ou celle qui est capable de ne pas s’associer émotionnellement à ce qu’il ne peut contrôler.

Savoir situer sa responsabilité permet donc d’appréhender plus justement ses actes passés. En clarifiant ma position, je vais pouvoir tirer des leçons de mes agissements et de leurs répercussions. Et je vais pouvoir les relier à mes objectifs longs termes, à mes aspirations profondes.

Car prendre ma responsabilité joue aussi un rôle sur mon présent et mon futur. C’est d’ailleurs pour moi la raison la plus motivante qui me pousse à m’intéresser à ma propre responsabilisation. En faisant le bilan des actes passés et de la posture que j’ai adopté, j’apprends à me connaitre. En me responsabilisant au jour le jour en fonction des mes objectifs à moyens et longs termes, je vis mon présent et je prépare mon futur pour qu’il colle avec qui je suis et avec ce que je souhaite pour les années à venir !

J’aime voir ma responsabilisation personnelle comme un pouvoir. Le pouvoir d’agir pour moi, en fonction de ce que je souhaite réaliser dans ma vie. Je parlais de l’importance du pourquoi dans un article il y a quelque semaine : pour moi notre responsabilité peut être défini dans la continuité du “pourquoi”. En étant responsable, en étant “la cause”, “à l’origine de mes actions”, je me place comme l’acteur majeur. Je suis celui qui fait le premier pas, celui de qui part l’énergie, la décision et l’action.

Aujourd’hui je considère d’ailleurs une partie de ma responsabilité personnelle comme le fait d’agir en cohérence avec mon pourquoi. Je m’estime responsable si je fais ce que j’ai planifié pour me mener sur le chemin que je vise. J’estime qu’une part de ma responsabilité est de “faire ce qui doit être fait”. D’être l’initiateur de la réalisation de mes objectifs.

D’une posture peut découler un état d’esprit et des perceptions associés.

D’une perception peut découler un état d’esprit, et engendrer une posture.

Cet article est très théorique. C’est important pour moi de donner des pistes concrètes pour agir sur son état d’esprit, sa posture, et se responsabiliser au quotidien. J’étais parti pour tout condenser en un seul texte mais ça aurait été trop long et pas assez clair …

On se retrouve donc la semaine prochaine pour la suite :

“Responsabilité, langage et posture !”

Bougeons ensemble,

Thibault

One thought on “Rapport à la responsabilité

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